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Capacités d'apprentissage

Les 3 soft-skills qui permettent d'identifier le potentiel à apprendre

eye 241 Publié le 21 Sep. 2021
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tag #Développement des compétences

À fort QI fort potentiel d’apprentissage ? Dans une certaine mesure, car les aptitudes en raisonnement peuvent impacter les capacités d’apprentissage. Ce n’est cependant pas le seul élément en jeu. D’autres facteurs interviennent, notamment les fameuses soft skills. Voyons celles qui sont impliquées dans le potentiel à apprendre.

Trois softs skills pour identifier le potentiel à apprendre

Les soft skills, ces aptitudes socio-émotionnelles prédisposant à la réussite personnelle et professionnelle, se classent en deux catégories : interpersonnelles et intrapersonnelles. L’univers relationnel, social et communicationnel appartient à la catégorie interpersonnelle. Mettons-le de côté. Le potentiel d’apprentissage est de l’ordre de l’intra-personnel, i.e. qu’il est généré de l’intérieur et qu’il engage la conscience de soi. Dans cette catégorie, trois soft- skills sont fortement sollicitées : l’auto-motivation, la confiance en soi et l’adaptabilité.

L’Auto-motivation

Voilà deux mots riches de sens : “auto”, pour faire les choses par soi-même sans avoir besoin d’être continuellement soutenu par autrui. Et “motivation”, ce moteur qui produit l’énergie nécessaire pour nous conduire vers un but. Reliés ensemble, “auto” et “motivation” donnent de l’autonomie à la personne en situation d’apprentissage en lui insufflant un sentiment de responsabilité personnelle. Elle sait donc se fixer par elle-même des objectifs réalistes et avancer à son rythme pour les atteindre.

S’auto-motiver, c’est savoir pourquoi on fait quelque chose et maintenir cet objectif en tête pour garder le cap vers l’accomplissement. C’est donner du sens et une signification à son projet. C’est de cette façon que les personnes auto-motivées évitent la procrastination et savent en retour donner une direction et insuffler un dynamisme à leur projet pour cheminer facilement. Ceci dit, les parcours d’apprentissage exigent généralement efforts et persévérance.

Chaque étape est une occasion de se récompenser puisque les personnes auto-motivées carburent aux encouragements plutôt qu’aux découragements. Elles sont d’ailleurs conscientes qu’un parcours d’apprentissage peut être jalonné d’obstacles et de moments difficiles. Loin de se démotiver et peu enclines à l’abandon, elles réagissent en mobilisant leurs ressources pour traverser lesdites difficultés. Peu importe leur ampleur, elles n’en sont que plus satisfaites d’avoir réussi ce qu’elles avaient entrepris.

La confiance en soi 

C’est la seconde soft skill qui intervient dans le potentiel d’apprentissage. Ce sentiment d’assurance ouvre à la personne qui l’éprouve un monde de possibilités. La confiance en soi, c’est croire en ses compétences et sentir qu’on est capable d’accomplir de nouvelles choses. C’est aussi hausser la barre de ses objectifs en sachant qu’on saura les atteindre et même les surpasser, avec en prime, un sentiment de fierté propre aux personnes confiantes en elles. La confiance en soi, c’est une grande liberté d’être et de faire, puisqu’elle implique un état d’esprit émancipé. Elle permet ainsi à la personne de faire des choix pour soi, sans nécessiter l’approbation d’autrui, car elle-même y croit et cette force intérieure lui est suffisante pour agir.

A contrario d’une personne terrassée par le doute, dépendante de l’avis des autres et paralysée par la peur de ne pas être à la hauteur, celle qui a confiance en elle est tournée vers l’action, prompte à se lancer des défis, à apprendre et à évoluer, convaincue de ses capacités à réussir.

En contexte d’apprentissage, la confiance en soi intervient à plusieurs niveaux, qu’il s’agisse de choisir un cursus, de s’investir dans une formation, d’expérimenter de nouvelles pratiques, d’être contrôlé à un examen, de déployer pour la première fois ses acquis, d’évoluer professionnellement ou de changer totalement de voie. Elle garantit à la personne une autonomie dans ses décisions et l’assurance de déployer des actions pertinentes pour réussir, en sachant solliciter les ressources adéquates. Et si ça ne fonctionne pas comme elle l’avait estimé, elle aura le mérite d’avoir essayé et c’est là une grande réussite pour soi !

L’adaptabilité 

L’adaptabilité est la capacité d’ajuster sa façon d’être, de penser et d’agir pour être en phase avec son environnement. Elle implique d’être tourné vers l’extérieur en étant sensible à ce qui s’y passe pour en saisir le contexte, sa teneur et ses nuances, afin d’y réagir adéquatement.

En situation d’apprentissage, la personne adaptable manifeste une ouverture d’esprit et une ouverture à de nouvelles idées et façons de faire. Cette aptitude, jumelée à sa flexibilité, lui permet d’être réceptive à de la nouvelle matière, pour l’intégrer plus facilement et pour la lier à celle existante. La personne adaptable est aussi plus à même de se remettre en question pour revoir autrement ce qu’elle sait déjà, en étant ouverte à faire évoluer ses connaissances.

Au-delà de l’acquisition de connaissances, l’adaptabilité s’entend dans la mise en pratique de celles-ci. Capable de sortir de sa zone de confort, la personne adaptable est prompte à changer ses pratiques habituelles par des pratiques améliorées. Enfin, l’adaptabilité sous-entend une certaine humilité, non pas pour accepter de faire autrement, mais pour accepter de parfois redevenir apprenant !

Aller plus loin dans l’identification du potentiel à apprendre

D’autres soft skills intra-personnelles contribuent, dans une moindre mesure, à identifier le potentiel d’apprentissage. La connaissance de soi, par exemple, impacte la motivation à apprendre, puisque connaître ses centres d’intérêt permet de faire des choix stimulants, à la hauteur de ses envies. La résilience permet de passer rapidement par-dessus un éventuel échec et de se remettre en selle pour aller de l’avant. Et l’optimisme, cette qualité d’émerveillement jumelée à la joie de vivre, favorise une appropriation positive de toutes nouvelles connaissances et une certaine hâte de les mettre en pratique.

Auto-motivation, confiance en soi et adaptabilité permettent donc d’identifier le potentiel à apprendre, auxquelles on peut ajouter la connaissance de soi, la résilience et l’optimisme. Une évaluation précise de ces soft skills se fait grâce à l’intelligence émotionnelle, qui positionne une personne par rapport à une norme de référence. Est-elle dans la moyenne, un peu en dessous, ou s’en démarque-t-elle fortement ? 
Peu importe les résultats, ce qui est fondamental à considérer, c’est que ces soft skills peuvent se développer. C’est donc dire que notre potentiel d’apprentissage peut se travailler et qu’il est possible d’apprendre à apprendre !

Helen Simard

Consultante psychologue et conseillère en gestion de carrière

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